Les réglementations relatives à la protection de l’environnement doivent-elles être valables au-delà de notre système solaire? Actuellement, les formes de vie extra-terrestres ne méritent d’être protégées que si elles peuvent faire l’objet d’une enquête scientifique. Mais qu’en est-il des nombreuses planètes, probablement sans vie, dont les atmosphères contenant de l’oxygène ouvrent la possibilité de présences de formes de vie ? Le physicien théorique Claudius Gros de l’Université de Goethe s’est penché de plus près sur cette question.
Sur Terre, la protection de l’environnement a pour objectif principal d’assurer la disponibilité future d’eau et d’air pur pour les êtres humains. Les intérêts humains ont généralement la priorité lorsqu’il s’agit de protéger des animaux et des plantes plus développés. Les formes de vie inférieures telles que les bactéries, par contre, ne sont considérées comme dignes de protection que dans des cas exceptionnels.
Claudius Gros, professeur de physique théorique à l’Université Goethe, a maintenant étudié dans quelle mesure les normes relatives à la protection des planètes pouvaient être dérivées de manière analogue à partir de problèmes liés à la protection de l’environnement sur Terre. Les accords internationaux COSPAR sur la recherche spatiale stipulent que les missions spatiales doivent garantir que toute vie existante, telle que la vie possible sur Jovian Moon Europa, ou les traces de formes de vie antérieures, peut-être sur Mars, ne soient pas polluées, afin de rester intactes à des fins scientifiques. . La protection de la vie extraterrestre comme une valeur en soi n’est pas stipulée.
Les directives COSPAR s’appliquent à notre système solaire. Mais dans quelle mesure devraient-ils être appliqués aux systèmes planétaires au-delà de notre système solaire? Cela deviendra un problème pertinent avec l’avènement des bases de lancement pour les sondes spatiales interstellaires miniatures, telles que celles en développement dans l’initiative Breakthrough Starshot.
Selon Claudius Gros, la protection des exoplanètes serait également sans objet si ces planètes étaient sans vie, même si elles étaient autrement habitables.